Maisons de Maître

 

 

Habitation Beauséjour

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" Une rupture dans un front de falaises orgueilleuses; un point d' accostage minuscule, mais précieux, sur une côte qui semble vouée à défier l 'immense Atlantique. Pour un marin, c' est cela avant tout, Grand-Rivière, pointe extrême de la Cabesterre, véritable Nord du Nord de la Martinique." Fondée vers 1670 par Desruisseaux, l' habitation doit beaucoup à la baronne Catherine de Courcy qui fit creuser, entre 1800 et 1820 le canal qui alimentait une distillerie, en activité de 1824 à 1958. À la fin du XIXe siècle, l' habitation devient la propriété d' Amédée Knight (1852-1916), ingénieur et sénateur de la Martinique. Le domaine a été racheté en 1928 par Louis de Lucy de Fossarieu.

Habitation Lajus

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Fondée en 1774 Par le baron de Lajus, l' habitation appartenu successivement aux Ducasse (on trouve sur la grille les initiales L.D.), aux de Gages, aux Gonier, à Madame de Belligny qui, vers 1862expérimenta de nouveaux procédés de fabrication du sucre. Jacques Bally la racheta en 1919 y fonda une distillerie qui, la première en Martinique, produira un rhum vieux devenu célèbre. Habitation et distillerie sont ouvertes au public. jean Bally, ancien maire du Carbet (1967-1973), habite la maison, malgré l' avertissement donné naguère à son ancêtre par les Carbétiens, selon lequel une mystérieuse dame blanche hantait ses jardins. [!habitation Lajus offre l' harmonieuse simplicité d' une belle maison ancienne, avec son toit de tuiles, son balcon et sa véranda enserrés dans le corps même du logis, ses couleurs claires et cette conception architecturale qui facilite la circulation de l'air, de la lumière et des habitants.

Habitation La Frégate

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Répertoriée dès 1704, dix ans après la fondation de la paroisse, La Frégate est l' une des plus anciennes habitations du François. Au milieu du siècle, elle appartenait à Claude François d' Alesso, marquis d' Eragny, dont le grand-père, Gouverneur général des Isles du Vent, à la fin du XVIIe siècle, est inhumé dans le choeur de la cathédrale de Fort-de-France. C' est à La Frégate qu' est né le général Brière de l' Isle, qui se distingua en 1870 à la bataille de Bazeilles. C' est en 1847 qu' ont été installés, tout près de la mer, un moulin à vapeur et une petite usine. En 1862, La Frégate a commencé de fournir de la canne à sucre à l' usine centrale du Simon, dont la distillerie, toujours en activité, fabrique un rhum de qualité.

Habitation La Sucrerie

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sur une éminence face à la mer, l' habitation domine le bourg des anses d' Arlets, doit son nom au chef caraïbe Arlets qui entretenait, XVIIe siècle, de bonnes relations avec les Français. La Sucrerie, construite en 1783, appartenait à la famille Delpech, dont une des filles fut l' épouse de Bertrand Ancinelle. Ce nom a été porté par un commissaire de police très connu dans les années trente, et qui avait inspiré une biguine célèbre: L!habitation a connu les aléas qui ont marqué l' histoire agricole de l 'île. On y a cultivé, dès le XVIIe siècle, le café et le tabac, pratiqué l' élevage, avant que ne commence la culture de la canne. La sucrerie a fonctionné jusqu' en 1845, année au cours de laquelle Michel Hayot dut abandonner la fabrication du sucre pour livrer ses cannes à l' usine centrale de la pointe Simon, à Fort-de-France. celle-ci devait fermer ses portes en 1898. En 1918sera créée sur l' habitation une distillerie en activité jusqu' en 1950. L' ensemble habitation-sucrerie comprenait les cases-nègres, la maison du géreur, la maison des maîtres appelée Le Château. Dans cette demeure, édifiée au sommet du morne, la pierre représente le matériau typique des constructions de l' époque.

Habitation Pécoul

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D' abord propriété de Claude Pocquet, après sa mort, en 1722, ses  fils construisirent une sucrerie avec moulin à eau, l' habitation, vendue en 1750 à Monsieur de Boisjourdain, fut confiée au géreur Perez. (Le géreur est celui qui, aux colonies, dirige une exploitation.) Perez mourut en 1793 et la gestion revint à son gendre, Denis Pécoul, substitut du procureur du roi à Saint-Pierre, lequel racheta la terre aux Boisjourdain. Son fils, François Pécoul (1798-1858), s' associa aux élections de 1849 (un an après l' abolition de l' esclavage) avec le mulâtre Bissette. lis battirent l' abolitionniste français Schoelcher et le mulâtre Pory-Papy.

Habitation Clément

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L' Habitation appartenait, dans les années 1880, à Virginie de Franqueville, et à Georges du Prey de la Ruffinière. Saisi après la grande crise sucrière, le domaine fut racheté en 1887 par le docteur Homère Clément, un des tout premiers médecins de couleur de l 'île, qui fut maire du François et député de la Martinique. Il livra d' abord ses cannes à l 'usine du François avant de créer, au début du siècle, sa propre distillerie, qui produit un rhum de grande renommée. Son fils Charles (1901-1973), ingénieur de formation, développa l' entreprise grâce à des méthodes modernes d 'exploitation et de publicité. Sa personnalité fit de sa demeure un lieu d' accueil réputé. Aujourd'hui devenue monument historique et ouverte au public, l' habitation accueille de nombreux visiteurs: parmi les plus illustres, les présidents George Bush et François Mitterrand, lors d' une rencontre au sommet, en mars 1991

Château-Gaillard

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Château-Gaillard a appartenu à la famille Audifredy, très liée aux Tascher de la Pagerie. Dans les années 1870, l' habitation fut rachetée par Michel Hayot pour alimenter en cannes l' usine de Rivière Salée. C' est à cette époque que fut écrite la célèbre biguine Mamman, la grève barré moin popularisée par Léona Gabriel. Elle raconte comment la grève fut déclarée, "Monsieur Michel" ne voulant pas "donner deux francs à ses ouvriers".

La Gondeau

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L'Habitation Gondeauqui remonte au XVIIIe siècle, a été la propriété de la famille Faula de Pouy, puis, à la fin du siècle dernier, des Lepelletier Beaufond. La maison en bois, couverte partie en tuiles, partie en essentes, fut très endornmagée par le cyclone de 1903. Elle fut reconstruite en 1909 par Georges de Reynal de Saint Michel et son épouse Marie Lepelletier Beaufond. Agrandie par l' acquisition de La Dominante, propriété de la famille Asselin de Vèly, l' habitation s' enrichit d 'une distillerie créée par l' ingénieur Jules Huyghes-Despointes, qui installa également les moulins de l' habitation Acajou au Lamentin.

Habitation Féral

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L' Habitation, au XIXe Siècle, regroupe autour d'elle un important domaine foncier, au coeur de l' activité industrielle de l' usine du Petit Bourg. La maison est classique, avec son toit en pente, ses cinq ouvertures de l' étage, ses contrevents. la table et les chaises, fabriquées dans les années cinquante, sont l' oeuvre d' ébénistes locaux et les guéridons de style anglais. La façon d' harmoniser et de disposer tous ces meubles est typiquement créole

Habitation Morne Etoile

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La comparaison est peut-être audacieuse, et l' impression fausse, mais l' on se demande, devant ce bâtiment et son horloge, si l' on ne se trouve pas en présence d' une petite gare de province française. Les frères Littée, qui étaient ingénieurs, se chargèrent en 1864 de la construction des bâtiments de l' habitation. Bien que située à proximité de Saint-Pierre, elle a été épargnée par l 'éruption de 1902.Elle fut rachetée par Louis Ernoult, qui fut maire de Saint-Pierre.

La Poterie

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La Poterie regroupe avec la plus ancienne activité industrielle de l 'île liée au travail de l' argile un centre artisanal ouvert au public. Créé au XVIIIe siècle, ce site a longtemps appartenu à la famille Hayot, le plus célèbre des propriétaires ayant été Gabriel Hayot, qui fut maire des Trois-Ilets. C' est de la Poterie que viennent les tuiles des maisons du bourg, et de presque toutes celles de Martinique, de même que nombre d' objets traditionnels fabriqués par des artisans de talent.

O'Mullane

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Cette habitation a été, en 1717, le théâtre d' un événement appelé «Gaoulé», terme caraïbe signifiant tumulte. Le 17 mai, mécontents des mesures du gouvernement central, liées au système de l' Exclusif, quelques grands planteurs, menés par Dubuc et Latouche de Longpré, se saisirent du Gouverneur général La Varenne et de l' intendant Ricouart, les conduisirent sous bonne escorte à Saint-Pierre, et les embarquèrent pour la France le 23 mai. Il n' y eut pas de conséquences: le jeune Louis XV en sourit, le régent Philippe d' Orléans ferma les yeux. «Rien de si sagement concerté, de plus secrètement conduit parmi cette multitude, ni de plus plaisamment exécuté», écrivit Saint-Simon.

Habitation Grand Réduit

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Le nom même de l' habitation rappelle que, dans les temps anciens, l 'île devait se défendre contre les incursions possibles, des Caraïbes d' abord, puis des Anglais. Le nom de « réduit » était donné à la zone protégée par les militaires. Grand Réduit est appelé habitation du «second étage», c' est-à-dire placée sur les hauteurs du Morne-Rouge. Au XVIIe siècle, des exilés venus du Brésil, juifs et hollandais, y ont cultivé le tabac, le cacao, la canne à sucre et construit le premier moulin à eau.

Habitation Grand Galion

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La célèbre famille Dubuc domine la région de La Trinité à la fin du XVIIIe siècle. Après bien des aventures et diverses expériences (il fut mousse, matelot, etc.), Eugène Eustache (1807-1883) devient négociant à Saint-Pierre. Pensant que pour mener une «Vie noble» à la Martinique, il faut devenir « habitant » et pouvoir vivre de ses terres, Eustache achète le Grand Galion en 1853 et décide d' y construire une usine centrale. Son gendre, Émile Bougenot (1838-1925), sera un personnage de premier plan de l' économie locale: administrateur de neuf usines, actionnaire de quinze (sur les vingt-et-une en activité à la fin du XIXe siècle) et copropriétaire du Galion, dernière unité productrice de sucre à la Martinique

Paquemar

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La maison, de belles dimensions, toute en pierre de taille de la région, est demeurée dans son état d' origine. Seules y ont été ajoutées une véranda et une pergola. La construction de Paquemar serait I' oeuvre des jésuites et aurait appartenu au chevalier de Perpigna. En 1770, Moreau du Temple signale déjà cette habitation. Ingénieur et géographe du Roi, il a dessiné une carte d' une taille exceptionnelle (25 mètres carrés), qui donne des informations sur l' ensemble des habitations. C 'est un document majeur pour l 'histoire et la connaissance de la Martinique et de ses habitations-sucreries.

Plantation Leyritz

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Originaire d' Autriche, installée à Bordeaux au XIe siècle avant de se fixer à la Martinique, la famille Leyritz illustre ces temps où les esprits aventureux rêvaient de terres lointaines. L' habitation a connu un destin similaire à celui de beaucoup d' autres. culture des épices, du manioc, du tabac, de la canne, sucrerie puis distillerie, avant d' alimenter l' usine Gradis. La maison, désormais destinée au, tourisme, a reçu la visite des présidents Ford et Giscard d' Estaing, et du secrétaire d' État Henry Kissinger, en 1974.

Rivière Lézarde

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Sucrerie au XVIII siècle, distillerie jusqu'au début du XXe siècle, l' habitation a cessé aujourd'hui toute activité agricole. Une usine hydro-électrique, alimentée par un barrage sur la rivière Blanche, a fonctionné jusqu' en 1945. Une chapelle, la première du Lamentin, se dressait à proximité de la maison, mais même ses ruines ont disparu. Aujourd'hui, les propriétaires, profitant d' une terre fertile, se consacrent à l' horticulture. La rivière Lézarde, qui traverse l' habitation, a donné son titre à un roman qui valut le prix Renaudot à Édouard Glissant, en 1958.

Habitation Case Paul

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La commune du Macouba devrait son nom à une petite raie d' eau douce comestible. L!habitation présente l 'originalité d' appartenir depuis 1694 à la même famille, depuis Jacques Marraud des Grottes. Un de ses descendants, Paul, mort en 1877, fut un grand chef d' entreprise. Il construisit la sucrerie, transformée en distillerie, qui fut en activité de 1870 jusqu' à 1940. jardins, écuries et dépendances s' ordonnent autour du canal. l' ensemble est disposé symétriquement le long d' un axe qui va du bourg la montagne. L' habitation, jadis appelée des Grottes, a pris le nom de Case Paul ou, en créole, Kay Paul; le mot « case (de casa, chaumière), qui désignait autrefois, aux colonie, une habitation sommaire, veut seulement dire aujourd'hui «maison» en créole.

Le Simon

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L' Habitation, qui remonte à la fin du XVIIIe siècle, appartenait en 1870 à Wallé-Clerc, qui créa l' usine du Simon avec l 'aide du Crédit Foncier et la participation de Ludovic Brière de L'Isle, alors maire du François. Longtemps alimenté en canne par les habitations des alentours, le Simon est encore de nos jours une distillerie.

Habitation Vatable

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Dans les années 1880, l' habitation Vatable faisait partie du patrimoine constitué par Quenesson. Envoyé en Martinique en 1847 comme «mécanicien» par la société Cail, pour y installer les premières usines à sucre, il fut l' un des artisans de la révolution industrielle. Il bénéficia de la conjoncture économique favorable des années 1870-1884, véritable «Âge d' or» de la Martinique. La Maison de la, Canne, musée fondé par une association et géré aujourd'hui par le Conseil Régional, occupe une partie des bâtiments de l' habitation.

Caritan

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L' Habitation Caritan, qui date du XVIIIe siècle, située sur la commune de Sainte-Anne, laque devrait son nom au commandant de Sainte-Anne, tué en 1693 au cours d' un engagement contre les Anglais. Cette belle demeure évoque une France d' antan et une Martinique d' autrefois, comme si le présent n' était jamais parvenu jusqu' ici.

La Cheminée

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Cette ancienne sucrerie est située sur les hauteurs de Case-Pilote, bourg qui devrait son nom, selon d' anciennes traditions, à un chef caraïbe en excellents termes avec les Français. Selon d' autres sources, la dénomination viendrait plus simplement du fait que résidait à cet endroit le pilote chargé de conduire les bateaux au carénage de Fort-de-France.

Habitation Fonds Rousseau

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En 1660, le juge Gabriel Turpin possédait trois cent soixante hectares sur la paroisse qui allait devenir plus tard la commune de Schoelcher. Le sieur Hurault de Manoncourt y pratiqua la culture du mûrier pour l' élevage du ver à soie, ce qui valut à sa terre d' être érigée en fief en 1687. À l' encontre de certaines idées reçues, le pouvoir royal tentait de freiner le développement de la monoculture de la canne. Pourtant, on y produisit du sucre, puis du rhum jusqu'au début du XXe siècle. Il semble que le nom actuel de l' habitation, d' abord appelée Fonds Plumet, soit dû à l 'installation d' une colonne à distiller provenant d' une usine de Saint-Pierre et appartenant à Charles Rousseau.

 

 

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Nota: Toutes les desriptions de cette page proviennent du livre " Maisons des îles MARTINIQUE " et sont de Brigitte MARRY et Roland SUVELOR.

Fondation Clément - ARTHAUD.

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